Vidéo
Une Iliade, premières journées
Spectacle mis en scène par Janice Zadrozynski à la MC93, Bobigny
en mai 2022
Création vidéo, Vjing et live painting
«Le texte de Daniel peut se lire comme une “fable post-pandémique” dans laquelle des questions fondamentales sont posées. Au fil de multiples réflexions, références, il y aborde des thèmes qui lui sont chers : le rapport à la mythologie, à l’Histoire, au pouvoir, à l’écologie et à notre capacité d’agir, et de “réparer” le monde. Quelque chose m’a aussi fait penser aux trois questions de Kant : Que puis-je connaître ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? Avec La petite troupe, nous allons tenter de créer une forme hybride, en écho à l’écriture de Daniel Conrod, entre théâtre, philosophie et installation. Il y aura des scènes jouées par les enfants, d’autres par de jeunes comédiens, des projections vidéo (Vjing) en live créées par le plasticien François Feydy, une composition électro acoustique en live interprétée par Charles Millet. Les interprètes de La petite troupe seront au cœur d’un dispositif immersif.»
Propos de Janice Zadrozynski, metteuse en scène
François Feydy a imaginé avec la metteuse en scène un dispositif qu’ils ont appelé «La Grotte aux Images». Lieu onirique dans lequel arrive les protagonistes de la pièce, cette caverne au parois magiques leur delivre des images : tantôt le reflet de leur psychées, tantôt des bribes du passés, tantôt des visions du futur. Dans quel but ? Les éveiller. Leur faire prendre conscience d’une nécessité : il faut réparer le monde. Les vidéos s’activaient en réponse au jeu des comédiens, guidaient leurs chorégraphies et dialoguaient avec la musique.
Entre vidéo et gravure
Pour cette création vidéo, François Feydy a mené une expérimentation plastique autour de la gravure animée. Pour mettre en image cet univers entre science fiction et mythologie, il a imaginé des visuels poétiques , surréalistes mais aussi bien ancrés dans une matérialité, des textures tangibles. Il a choisi d’hybrider des procédés traditionnels (découpages de ses gravures , stop motion pour l’animation) à des outils numériques (montage numérique, Vjing (mixage vidéo en direct).
Entre vidéo et peinture
Poursuivant cette démarche, François Feydy a intégré des procédés plastiques à la stop motion. Il a utilisé la peinture animée afin de transcrire les paysages épiques du récits ainsi que la dimension archéologique de l’histoire avec la découverte d’écrits venues d’une époque révolue.
Entre vidéo, dessin et fresque
Le troisième axe de cette recherche fut l’intégration de dessins et photos d’une fresque qui avait été réalisé par un groupe de femmes en lien avec le projet dans le spectacle. François Feydy a donc réalisé une fresque virtuelle, en la segmentant et la mixant avec des vidéos pour en faire un outil de jeu avec les comédiens : au fur et à mesure qu’ils en racontaient l’histoire, la fresque se dévoilait et immergeait les spectateurs dans le recit.
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